Promesse de campagne et réalité : exemple des repas à 1 euro

Tous les personnels de Sorbonne Université ont pu constater la dégradation de leurs conditions de travail. Les dysfonctionnements des outils numériques sont toujours plus nombreux : pas de mails le dimanche plusieurs mois après une cyber-attaque dont les effets sont aggravés par le retard immense de mises à jour de nos outils (ne citons que la version antique d’outlook). Les délais de recrutement ou d’achats sont à la mesure du surcroît de travail des équipes toujours plus fragilisées par le manque d’attractivité de l’établissement et le turn-over incessant sur les postes.

Ce ne sont pas les personnels qui sont en cause, bien évidemment, mais l’absence de priorisation des chantiers et de volonté de les mener au bout (conférence sociale et amélioration des régimes de primes, mise à niveau logiciel plutôt qu’une participation à la deuxième vague d’établissements rattachés à SIFAC+, etc…).

Mais plutôt que de répondre à ce bilan désastreux, le programme de l’équipe Réunis promet des mesures qui ne sont pas entre ses mains, comme maintenir les repas à 1 euro pour les étudiantes et étudiants. Ce dispositif est contrôlé et mis en place par l’État, par l’intermédiaire du CNOUS, qui le finance auprès des CROUS régionaux ayant la gestion des Restaurants Universitaires. Les universités n’ont ni la main sur l’existence du dispositif, ni même sur la décision d’accès au dispositif pour tel ou tel étudiant, gérée par les commissions sociales du CROUS et leurs assistantes sociales. Non seulement l’équipe Réunis n’a réalisé aucune avancée sur la restauration et le logement étudiant sur son mandat actuel, mais elle nous promet des actions hors de son pouvoir pour le prochain mandat.

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