
1- N’ayant plus la légitimité de l’élection, le doyen ou la doyenne ne porte plus les choix de sa communauté puisqu’il est nommé (il n’a pas « mandat » de sa communauté) ; il est révocable à tout moment s’il manque de docilité ou conteste une décision.
2- Cette réforme annule un niveau électoral, et donc affaiblit la représentation élective (moins de suffrages, moins de personnels élus, moins de démocratie participative) ; elle impose une gouvernance verticale de l’université. La fusion était basée sur des facultés solides, au plus près de leurs communautés, selon la conception d’une université comme espace de collégialité et de dialogue, et non sur un modèle hiérarchique vertical, descendant et autoritaire.
3- Le mode d’organisation des trois facultés, très différentes entre elles, fait que cette réforme des statuts implique, à très brève échéance, un regroupement des UFR en Lettres, et une mise en concurrence entre les UFR de sciences, les UFR de lettres et la seule UFR de santé, représentant une seule communauté avec un représentant élu.
En conclusion, ce qui disparaît, c’est donc bien la structuration en « communautés » cohérentes rassemblées en facultés (Sciences et Ingénierie, Lettres, Santé).
Prétendre que les assemblées provisoires pourront prévoir des élections si elles le souhaitent, c’est berner la communauté.

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