Convocation du Conseil académique du 5 février 2026

Courrier envoyé aux membres du CAC le 5 février 2026

Chères et chers collègues,
Chères et chers membres du Conseil académique,

Nous avons décidé de ne pas siéger au Conseil académique plénier convoqué le 5 février 2026.

Cette décision appelle une explication et un échange qui dépasse les clivages de listes, car les questions soulevées relèvent de principes fondamentaux de fonctionnement démocratique.
Cette décision difficile est prise selon les arguments ci-dessous. Elle ne retire rien au soutien que nous apportons à la liste étudiante majoritaire pour l’élection de la Vice-Présidence étudiante.

  • Vote des présidences des CR et CFVU

Le Conseil académique plénier est convoqué à la suite de l’annulation par la présidence de la réunion de la CFVU initialement prévue le 27 janvier 2026. La CFVU n’a jamais siégé et demeure incomplète, trois de ses membres n’ayant pas été élus. Conformément aux règles et à l’esprit des statuts, la CFVU doit d’abord être constituée régulièrement, puis réunie, avant toute convocation du Conseil académique plénier visant à élire ses présidences

Ainsi, jeudi 5 février, le Conseil académique plénier va élire les présidences de la CFVU et de la CR alors même qu’une commission n’est pas constituée, créant une dissymétrie de fait entre elles.

Par ailleurs, la convocation du Conseil académique plénier est parvenue le jour même de l’audience du référé suspension relatif à la désignation d’une personnalité extérieure de la CFVU, sans attendre la décision du tribunal administratif.
Si celui-ci a écarté l’urgence, la question soulevée au fond n’est pas tranchée. 

En outre, le tribunal administratif examinera le 6 février un référé suspension concernant l’élection de la seconde personnalité extérieure de la CR.
Dans un souci de cohérence et rigueur institutionnelle, il nous semblait nécessaire d’attendre que le juge se prononce avant de poursuivre un processus électoral susceptible d’être fragilisé.

Rappelons que des doutes sérieux sur les ordres du jour des CFVU et CR ont été soulevés légitimement sans réponse sur le fond.

L’examen attentif de la répartition des voix au sein d’un Conseil académique plénier amputé de 3 membres (78 votants au lieu des 81 prévus légalement) montre qu’une majorité y est plus aisément atteignable pour l’équipe présidentielle que dans une configuration régulière. La précipitation dans les élections des présidences de la CFVU et CR atteste cette inquiétude.

  • Composition numérique des assemblées provisoires

L’ordre du jour du 5 février soulève une autre difficulté majeure au point 4, relatif à la composition numérique des assemblées provisoires des facultés. La méthode proposée repose sur le nombre total d’élus par liste, indépendamment de la faculté d’appartenance des élus, conduisant ainsi les neuf élus de la Faculté de Santé à peser de façon déterminante sur la composition des assemblées provisoires des facultés de Lettres et de Sciences et Ingénierie.

Or, les élections ayant eu lieu à l’échelle des facultés pour certains collèges, il est possible – et même souhaitable – de constituer des assemblées reflétant les choix exprimés au sein de chaque faculté, laquelle recouvre une même communauté de pratiques, de cultures et de savoirs.

Le refus même d’envisager cette possibilité doit nous alerter quelle que soit l’appartenance à une liste, car le rapport de force majoritaire (balayant l’expression des communautés de lettres et de sciences et ingénierie) interroge sur la manière de gouverner Sorbonne Université qui nous est proposée.

Nous voulons que ces questions puissent être débattues sereinement et collégialement. 

Sorbonne Autrement, nous élus sur ce programme et liste, sommes privés de moyens de communication moderne nous permettant de sensibiliser les collègues, en dépit de la responsabilité qui est la nôtre à l’égard de nos électrices et électeurs, au mépris surtout de l’article 40 du règlement intérieur[1]. Le refus de nous permettre de communiquer simplement qui nous a été opposé traduit la volonté d’invisibiliser des élus et d’empêcher le débat.

Au regard des points ci-dessus évoqués et de l’ordre du jour du Conseil académique plénier du 5 février, nous nous voyons dans l’impossibilité de siéger.
Toutefois, le Conseil académique restreint étant, quant à lui, régulièrement constitué, nous prendrons part à la séance dans le souci de participer, comme nous l’avons toujours souhaité, au fonctionnement de l’université, déjà profondément enrayé par la modification des statuts et l’impréparation des conséquences.

Croyez bien que cette situation nous place dans une situation profondément pénible et douloureuse, car nous avons à cœur de contribuer à la vitalité démocratique de notre université et à son développement.
Aussi, soyez assurés que nous restons à votre entière disposition pour discuter avec vous de ces différents points et en débattre collégialement.

Respectueusement,
les élus Sorbonne Autrement du Conseil académique.

Sylvain André
Sylvain Argentieri
Véronique Augé
Pascal Bergueden
Isabelle Davion
Frédéric Decremps
Alessia Guardasole
David Lefebvre
Corinne Mencé-Caster
Olivier Milhaud
Karen Pottin
Mélissa Ridel
Pierre Selaudoux
Joan Tordjman-Clément

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Commentaires

2 réponses à “Convocation du Conseil académique du 5 février 2026”

  1. […] Nous reproduisons ici la lettre ouverte envoyée par Sorbonne Autrement à tous les membres du Conseil Académique. Elle peut être également lue sur le site ICI. […]

  2. […] démocratique de nos instances dépasse les clivages de listes. Vous pourrez trouver ce courrier ICI sur leur site, et nous l’avons […]

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